Argentine : Les créanciers parlent d'une seule voix
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Plusieurs créanciers internationaux de ce pays ont rejeté d'une seule voix la dernière offre du gouvernement. Un problème de plus pour l'Argentine, chargée depuis mai dans sa restructuration de dette. Le revers actuel porte cette fois sur l'encours de 66 milliards de dollars.

Des efforts non négligeable par Alberto Fernandez

De son côté, Buenos Aires a plusieurs fois repoussé la date limite des négociations, qui est actuellement fixée pour le 4 août prochain. Le président Argentin, Alberto Fernandez, quant à lui, essaye d'amener les créanciers à comprendre que lui et son gouvernement sont en train de consentir un grand effort et c'est la chose la plus importante à faire.
Par ailleurs, les groupes de créanciers qui se sont mis ensemble ces derniers mois, font désormais des négociations d'un commun accord, ce qui leur donne l'opportunité une forte minorité de blocage. Mais cela devrait aussi faciliter la conclusion d'une décision commune définitive. Cependant, les possesseurs de titres Argentins se sont lancés à rejeter ou à accepter toute autre offre en bloc. Cette mise en accord des créanciers montre qu'une union globale sur la dette est dorénavant en vue, selon les estimations des analystes de Goldman.

Une contre-offre de la part des créanciers

Ces derniers ont présenté une contre-offre au gouvernement argentin. Celle-ci correspond à un recouvrement de 56 % environ du nominal. Par ailleurs, la dernière offre de l'Argentine s'élève à 53 %, selon les analyses et calculs de Morgan Stanley, or ce gouvernement proposait un recouvrement d'environ 39 % à l'origine. Ainsi, la divergence est grandement faible que l'on envisage un accord.
Le responsable des marchés émergents chez Amundi, Yerlan Syzdycov défend l'idée originale selon laquelle le gérant des créanciers suggère créer certaines obligations ayant des coupons variables comprenant un taux final dépendant du respect du gouvernement argentin. Principalement, le premier obstacle à un accord serait inévitablement d'ordre politique. Et surtout, la distance entre les offres est vraiment resserrée malgré la rhétorique du gouvernement.